Elle est le fruit d’un métissage des plus étonnants. De père marocain et de mère iranienne, Elham Nekmouche a un héritage génétique et culturel qui en ferai pâlir plus d’un. Elle est avant tout, la preuve vivante qu’il n’y a pas de frontières entre les peuples, seulement des stéréotypes et des préjugés. Avec deux cultures millénaires et riches en traditions, Elham Nekmouche s’est forgée une identité propre à elle. En effet, sa double culture lui a permis de parler quatre langues (arabe, persan, français et anglais). Elle grandi à Casablanca, jusqu’à y obtenir son baccalauréat. Elham s’envole ensuite pour la «  grande pomme », New York où elle poursuit des études en psychologie et corporate psychologie. Ses années aux Etats-Unis lui ont permis de se forger sa personnalité, de devenir une jeune femme indépendante, et d’affirmer sa double culture dans ville cosmopolite comme New York.

Le retour au pays

A la fin de ses études, Elham a eu l’occasion de travailler pour le groupe de cosmétiques « Estée Lauder Companies » au siège de New York comme Coordinatrice des Ressources Humaines. Elle raconte dans une interview que cette expérience professionnelle lui a « permis d’être en contact direct avec la défunte Evelyn Lauder, remarquable personnage connue pour être le « Nez » du groupe et d’une générosité telle qu’elle partageait ses qualités et son expérience avec tous ses collaborateurs. ». La nostalgie du pays, la distance qu’il la sépare de sa famille et de ses amis ont commencé à peser lourd pour la jeune femme. Elle a dû faire face au grand dilemme de tous les Marocains du monde, celui de revenir au Maroc ou rester. Elle confesse que la décision ne fut pas facile à prendre puisqu’elle avait des opportunités intéressantes qui s’offraient à elle aux Etats-Unis, « Revenir au Maroc en laissant de belles opportunités n’a pas été un choix facile mais la famille, les amis et surtout la nostalgie du Pays ont tout balayé.  Ceci dit, New York me manque, raison pour laquelle j’y effectue des séjours assez réguliers. De plus mon frère y vit avec sa petite famille, ce qui me permet d’y avoir toujours des attaches. ». De retour au Maroc, elle s’est mise à la recherche active d’un emploi. Elle envoi toutes les grandes sociétés à la recherche d’un poste à Responsabilité en Ressources Humaines. Après quelques propositions, elle décide d’intégrer le groupe « Atlas Hospitality », le leader le secteur de l’hôtellerie au Maroc en tant que chargée des Ressources prendre en charge la gestion des Ressources Humaines. Après cette expérience, Elham Nekmouche est repérée par un chasseur de tête qu’il propose un poste dans le groupe Upline du groupe Banque Populaire, « Après trois ans au sein d’Atlas Hospitality, j’ai été approchée par un chasseur de tête pour plusieurs postes de DRH au sein de multinationales mais mon choix s’est porté sur la proposition d’Upline Group, Banque d’Affaires Marocaine par la qualité de son staff, jeune et dynamique, son envergure et ses ambitions. ». Dans son interview, elle affirme qu’elle ne regrette pas son choix, et que le groupe Upline lui a permis d’évoluer dans sa carrière, « Quelques temps plus tard, en plus de la gestion des Ressources Humaines, on m’a confié une mission supplémentaire qui est la gestion des Achats et de la Communication du groupe d’où le titre actuel« Ressources » qui regroupent à la fois la gestion des RH et de la Logistique. Toutes ces différentes responsabilités et missions m’ont permis de développer mes capacités de management. »

Elham Nekmouche affirme que sa double culture n’a jamais été pour elle un handicape mais une force. Depuis son jeune âge, ses parents ont su la garder proche de ses deux cultures. Elle confie durant son interview qu’elle se rappelle des moments passés en Iran avec sa grand-mère maternelle qu’il lui lisait les contes de Ferdowsi, « du côté maternel, le rattachement et le respect des traditions persanes m’ont été transmis depuis mon enfance, comme fêter le nouvel an iranien et ses coutumes chaque année pendant plus de quinze jours, les visites familiales en Iran ou aux USA pour garder la ferveur familiale malgré les éloignements. Je me souviens même encore de ma grand-mère qui me lisait des contes de Ferdowsi ou encore Omar Al Khayam »