Karen Ruimy est la preuve qu’on peut changer sa vie à n’importe quel moment. Il suffit de le vouloir et d’y croire. Après sept dans le monde des finances et des cols blancs, Karen a décidé de quitter son travail pour entamer une carrière d’artiste. Danseuse, chanteuse, poète et écrivaine, elle n’a pas hésité à plonger dans le monde de l’art, avec un grand A. Sans devoir choisir un chemin précis, elle s’est donné la chance de toucher à toutes les formes artistiques à travers lesquelles elle a pu exprimer ses émotions, ses envies et sa créativité. Karen a mis son amour pour l’art au service d’autrui en créant une association qui œuvre pour l'égalité entre hommes et femmes, « Gender Rights Equality Trust) ». Sa passion pour le monde artistique lui a permis de se découvrir et de se bâtir une nouvelle vie.

Une quête spirituelle artistique.

Née à Casablanca, d’une famille juive-marocaine. Karen Ruimy quitte le Maroc pour la France à l’âge de sept ans. Une séparation vécue difficilement, comme elle le raconte dans un entretien à un quotidien londonien ; «  la vie à Casablanca était simple, et belle. Il faisait beau tout le temps. Surtout, je ne sentais pas différente des autres puisque j’étais parmi les miens. J’ai eu du mal à m’adapter en France, la vie à Paris n’était pas facile. Puisque je ne ressemblais à la parfaite petite française, et j’avais un accent en français au début, donc pour s’adapter il a fallu se forger une forte personnalité». Cette forte personnalité l’a amenée à accéder à l’Essec et décrocher un MBA. Ses diplômes en poche, elle entame une carrière dans le monde de la finance, un domaine majoritairement masculin et, surtout, très compétitif. «  C’est un monde sans pitié, où il faut accumuler des heures interminables de travail. Pas de vie sociale, et encore moins personnelle, la compétitivité est très féroce, et femme ou homme, personne ne fait de cadeau à personne. Je n’arrive pas à croire que j’ai passé huit ans de ma vie dans cet environnement. J’ai une prise de conscience soudaine qui m’a ouvert les yeux sur les vraies priorités de la vie. Mon entourage ne m’a pas prise au sérieux, et a essayé de me faire changer d’avis. Mais ma décision était prise, j’allais tout quitter pour me consacrer à l’élévation de mon âme à travers la danse, le chant et l’écriture. »

Pour la danse, Karen a choisi le flamenco, une danse qui lui rappelle ses origines méditerranéennes : «j’ai grandi avec la musique arabo-andalouse, la musique amazighe, et bien entendu la variété française. Il était tout à normal que mon corps et mon esprit se dirigent vers mes racines arabo-andalouse, et le flamenco les enveloppe parfaitement. ». En 2010, elle sort son premier album intitulé «  Essence de femme », des chansons qui ont été créées pour son spectacle de danse de flamenco. Inspirée par la musique, en 2013, Karen sort un nouvel album « Come With Me», a été produit par Martin Glover et co-écrit avec Justin Adams. Entre deux albums, l’artiste a également trouvé le temps d’écrire son premier livre, «  La voix d’un Ange », où elle raconte sa quête spirituelle à travers la musique et la danse. Et, pour ne rien manquer, en 2015, Karen Ruimy s’initie au design et à la mode. Elle crée ainsi sa propre marque de prêt-porter «  Kalmar ». Sa première collection a été présentée en septembre dernier à la Fashion Week de Milan de 2016. Et voilà, la boucle est bouclée, ou presque car, avec Karen Ruimy, l’Art n’a pas de limites, donc on peut s’attendre à la voir briller dans un autre domaine artistique.